Crise de cuba, 1962 : confrontation puis coopération.

Publié: janv. 26 , 2015
Auteur: Pascal Fournier

 

Le contexte.

En pleine guerre froide, l’URSS déploie chez son allié cubain, traumatisé par une tentative de débarquement des émigrés cubains appuyée par la CIA, des missiles nucléaires pointés sur les Etats-Unis. Les installations sont dé­couvertes par un avion espion américain le 14 octobre 1962.

 

 


• L’enjeu

Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev impose une épreuve de force à John Kennedy, qui vient d’être élu. Il doute de la fermeté du président américain et choisit de défier les Etats-Unis à 200 kilomètres de leurs côtes.

• Les blocages

Le bras de fer dure deux semaines. En organisant un blocus autour de Cuba et en menaçant directement le territoire soviétique de représailles si les missiles ne sont pas démantelés, Kennedy fait monter la pression. Mais en s’engageant par écrit à ne pas envahir Cuba, il laisse une porte de sortie à son adversaire : implicitement, il lui offre de revenir au statu quo ante. Khrouchtchev, lui, souffle le chaud et le froid : dans un télégramme à Kennedy, il se dit prêt à négocier, mais laisse abattre un avion espion américain au-dessus de Cuba. Dans un deuxième courrier au président américain, il fait mine de refuser toute discussion.

L’issue

En s’engageant à ne pas envahir Cuba et à retirer de Turquie des missiles américains pointés sur l’URSS, Kennedy obtient le 28 octobre 1962 que Khrouchtchev ordonne le démantèlement des sites de missiles cubains.

Source : capital.fr

 

L’avis de SCOTWORK sur la négociation de la crise de CUBA

•  Les rôles dans les négociations  : observateur et porte-parole.

> Les décisionnaires (Kennedy et Kroutchev) ne sont pas porte-parole, ils sont observateurs et ont chacun des porte-paroles (Robert Kennedy et L'ambassadeur d'URSS à Washington, Anatoli Dobrynine,)

• La notion de face : Ne pas faire perdre la face à son interlocuteur.

> Aucun des 2 acteurs ne veut perdre la face aux yeux du monde. L’échange qui a lieu entre les deux puissances : Si l’URSS retire ses missiles de Cuba alors les USA s’engagent à une non invasion de Cuba et un retrait des missiles américains en Turquie. L'accord Robert Kennedy-Anatole Dobrynine fut révélé à simple titre d'information par Robert Kennedy en 1968.

•  Valoriser une concession : Les concessions se valorisent toujours aux yeux de l’autre partie.

> Kennedy s’engage au retrait par les États-Unis des missiles Jupiter de Turquie et d'Italie.  Le retrait des « Jupiter » avait été décidé par Kennedy dès 1961.

Tanguy Brochier


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