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Télétravail : le négocier à l’embauche.

Publié: oct. 14 , 2021
Auteur: Xavier Debril

Si la crise sanitaire en a définitivement instauré la pratique, elle est désormais encadrée soit par un accord collectif ou à défaut une charte élaborée par l’employeur. Ce n’est donc pas un sujet tabou lors de l’embauche et il se négocie.

Présentiel et distanciel, l’hybridation du travail fait donc aujourd’hui partie des mœurs, mais comme tout point de discussion lors d’un entretien d’embauche, le travail à distance n’est pas un souhait qui ne se traite pas à la légère et s’anticipe. Il doit donc se préparer.

Quelle est la culture d’entreprise en matière de distanciel ? Un accord collectif a-t-il été négocié ?  Comme le souligne Le Parisien, si deux jours par semaine en télétravail sont prévus, inutile, voire suspect, d’en négocier trois ! En revanche, précise le quotidien, si le choix des jours peut être à l’appréciation du collaborateur, le lundi et le vendredi peuvent être mal vus ou proscrits. Ce n’est pas votre confort personnel qui prime !

Votre meilleur argument : la productivité. Presque une lapalissade ! C’est pourquoi, il est toujours bon de rappeler comment, quand le télétravail s’était imposé à plein temps, vous avez pu continuer de manager des équipes, d’obtenir des résultats et que vous avez renforcé votre esprit d’initiative et vos facultés de communicant tout cela au service de votre employeur.

Il s’agira également de montrer que vous êtes parfaitement conscient des limites d’un tel système, notamment « la perte de cohésion », précise Le Parisien, voire de dynamique collective et d’efficience.

A cet égard, rappelons une étude scientifique que nous évoquions dans les colonnes du Blog Scotwork pendant le confinement. Conclusions de cette étude menée par des scientifiques français et citée par le magazine Sciences Humaines : « le cerveau ne sollicite pas les mêmes neurones selon qu’il se trouve ou non en présence d’un congénère, alors que la tâche à exécuter est identique ». Les neurones sociaux permettraient donc d’améliorer significativement la performance d’un individu en présence d’un autre, fonction propre aux espèces vivant en groupe, que l’on nomme la facilitation sociale ».

La présence de l’autre booste donc nos neurones… un argument loin d’être anodin à rappeler devant votre éventuel futur employeur.

Ne pas en faire un contre-argument,  mais plutôt démontrer en quoi les deux systèmes sont aussi vertueux l’un que l’autre et se complètent… au bénéfice de l’entreprise… et du collaborateur : vous !


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À propos de l'auteur:

Xavier Debril
Fort d’une formation commerciale et d’une solide expérience dans le conseil en stratégie, en organisation, en management et en ressources humaines, Xavier DEBRIL intègre Scotwork en 1999, avant d’en assurer la présidence depuis 2013.

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