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Négocier un crédit immobilier : le taux ne fait pas tout !

Thierry Bongat
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© Pixabay

La négociation d’un crédit immobilier s’apparente généralement à la quête du meilleur taux et donc à faire jouer la concurrence entre les banques. Anne-Sophie Vion rappelle dans lesechos.fr « que bien d’autres volets du prêt méritent d’être pris en compte. »

Lapalissade que de dire qu’un emprunt immobilier vous engage sur du long terme, même si l’on peut parfois en réviser, selon le contexte, le taux à la baisse… Ce qui n’est plus vraiment de mise, les taux étant toujours bas même s’ils amorcent une lente remontée. Il n’empêche, le fameux taux mérite toute notre attention.

Les journaux spécialisés tels que seloger.com s’accordent sur le fait que pour bien faire jouer la concurrence et obtenir une vision globale et sélective du marché, le courtier reste la meilleure option. Les frais de dossier allant de 500 à 1 000 € et restant négociables.

Mais la recherche du meilleur taux ne fait pas tout… D’autres effets de levier ne sont pas à négliger dans l’évaluation du remboursement. Ainsi l’assurance emprunteur, qui a contrario du taux bancaire, n’a cessé de croitre, jusqu’à peser de 30 à 40% du coût total de l’emprunt. Or, depuis le 1er mars 2017, les banques ont perdu leur monopole. En effet, cette assurance obligatoire peut être souscrite dans un autre établissement que celui où le crédit est contracté.

Seulement « 12% des emprunteurs choisissent de négocier cette assurance » souligne lesechos.fr, tout en rappelant que « la mise en concurrence reste, en pratique, délicate ». Ainsi, le journal recommande avant de négocier le taux de crédit, de comparer les assurances en vérifiant votre assurabilité selon votre âge et votre état de santé. Dans tous les cas, taux bancaire et assurance emprunteur devront se négocier en parallèle.

Autre piste pour faire baisser le taux bancaire : la domiciliation de vos revenus dans l’établissement prêteur. Situation que les banques prennent maintenant explicitement en compte en proposant des taux préférentiels. « De 0,2% à 1% dans les banques traditionnelles et de 0,10% dans les banques en ligne.

Cette notion de taux préférentiel vient d’être encadrée par un décret du 14 juin 2017. Pour les crédits souscrits à partir 1er janvier 2018, cette domiciliation ne pourra pas être imposée plus de dix ans. S’il vous prenait l’envie de changer la domiciliation de vos revenus avant le terme de ces dix années, risque de décote du taux préférentiel sur les échéances restantes.

Bonne chasse !

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