La procédure d’adhésion de la Suisse à l’Union Européenne n’a jamais abouti. Si les négociations d’adhésion ont d’abord été gelées, la Suisse n’a jamais pour autant retiré sa candidature. En March, forte d’un soutien démocratique, la Suisse accepte de relancer la processus, tout en illustrant une vision plutôt vertueuse des grands principes de la négociation. Démonstration.

Après avoir claqué la porte au nez de l’Europe, la Suisse entame donc nouvelles négociations en vue d’un véritable rapprochement. « Les rapports entre la Suisse et son premier partenaire économiques sont compliqués » rappelle Le Parisien et sont pour l’instant « régis par de nombreux accords bilatéraux ». Après des années de négociations, Berne avait tout simplement quitté la table en 2021 estimant qu’un accord global n’avait aucune chance de convaincre en Suisse. La méthode, brutale, avait jeté un froid glacial entre l’UE et le pays alpin mais le dialogue reprit en 2022.

Dans ce nouveau et actuel contexte de négociation entre la Suisse et l’Europe, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères helvétique, Alexandre Fasel, estime que ces pourparlers seront fructueux, à condition qu’ils restent équilibrés pour les deux parties. La souveraineté suisse et sa perception par les partenaires européens sont au cœur des discussions en cours.

Elles sont actuellement menées à un rythme soutenu et portent sur quatorze domaines spécifiques. Alexandre Fasel souligne que la Suisse raffermit sa coopération avec l’Union européenne sur divers programmes, répondant ainsi à ses propres intérêts et demandes. « Le terrain d’entente semble prêt, souligne-t-il, et les parties ont une vision claire de ce qu’elles veulent discuter et des solutions envisageables ». Lors des précédents rounds de l’accord-cadre, une divergence d’approches avait compliqué les discussions : « les parties ne parlaient pas de la même chose, même si elles étaient techniquement en négociation ».

L’engagement de la Suisse dans ces pourparlers est, selon Alexandre Fasel, une « expression de notre souveraineté ». Les parties ont des intérêts définis à défendre, et il s’agit de trouver un terrain d’entente. Pour qu’une négociation réussisse, il insiste également sur la nécessité d’un résultat équilibré que les deux parties doivent reconnaître.

Au final, des zones d’atterrissage ont été développées conjointement pour trouver des solutions potentielles. Un document politique est maintenant traduit en une série de documents juridiques, ce qui constitue l’élément central de cette négociation. Le Ministre reste optimiste quant à la conclusion de ces négociations d’ici la fin de l’année.

De grands principes de négociation concrètement illustrés :

  • Un objectif commun respectant les intérêts des parties prenantes

  • Une recherche constante d’équilibre dans les échanges

  • Une vision claire où l’on parle des mêmes choses

  • Des « zones d’atterrissages » communes pour dessiner et formuler un terrain d’entente définitif

  • De l’optimisme !

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