Bientôt les grandes vacances et la joie de se retrouver en famille… mais quelque fois, il suffit d’un rien ou d’un coup de chaud pour que le ton monte et que les noms d’oiseaux fassent encore plus fort que les cris des mouettes dehors… Si maitriser les techniques de négociation est un atout précieux dans les affaires, celles-ci peuvent aussi être d’ordre privé !

Et oui, la négociation ne prend jamais de vacances ! Un fin négociateur sait combien les réflexes acquis ont aussi leur rôle à jouer dans la sphère privée. Merlin Charpie dans News 24 énumère quelques principes inspirés du FBI.

  • Paraphraser : reformuler permet d’apaiser les tensions et de signifier à son interlocuteur d’abord qu’on l’a écouté et ensuite qu’on le comprend.

  • Étiqueter les émotions : chercher à identifier chez l’autre ce qui ne va réellement pas et à vous mettre d’accord sur ce point. Cela aura le mérite de vous mettre sur la même longueur d’onde et d’éclaircir les pensées.

  • Mise en miroir : laissez les griefs s’exposer, puis répétez les derniers mots prononcés par votre interlocuteur… En utilisant ses propres mots, vous le mettrez plus à l’aise et l’atmosphère deviendra moins lourde.

  • Posez des questions ouvertes afin de permettre à l’autre de se ressaisir, de trier le flux de ses pensées et ses émotions. Un véritable échange pourra alors se construire à l’inverse d’une question fermée qui favorise une situation de blocage.

  • Soyez plus « je » que « vous » ou « tu ». C’est là une méthode de communication classique qui consiste à jouer sur la personnalisation des rapports que le négociateur établit avec son interlocuteur. Montrer du doigt l’autre en l’affligeant d’un « vous » ou d’un « tu », peut avoir un effet culpabilisant et dévastateur. Tandis qu’exprimer votre ressenti en vous appropriant le problème posé à l’aide du « je », vous aide à endosser le problème posé mais aussi à faire comprendre son impact sur votre personne.

« Les disputes familiales sont parfois inévitables, souligne passeportsanté.net, car chacun porte ses affects, ses traumas, et ses opinions propres. Elles sont aussi nécessaires si elles permettent à la parole de se libérer ». Reste qu’il faut savoir les surmonter en ne tombant pas dans le tout à l’égo, en demeurant dans l’empathie, en faisant preuve de tempérance et de bienveillance.

Quand le ton monte aussi vite que bientôt les températures, grâce à vos talents de négociateur, évitez la surchauffe et celle de votre entourage. Parfois, le lâcher prise peut aussi faire du bien, tant qu’il ne s’apparente pas à une forme de faiblesse. Comme le rappelle les chantres de la pensée positive : « le lâcher prise, c’est calmer la rage, devenir plus sage, tenter d’accepter ce que l’on ne peut changer et apprendre à s’en détacher. »

Plus facile à dire qu’à vivre ? Au prochain nom d’oiseau qui vous égratignera, écoutez la mouette qui s’égaye dans les alizés, elle est peut-être rieuse !

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